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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 16:14

Si vous avez apprécié Bruno Garraud, en tant que médecin, en tant qu’historien, ou en tant qu’écrivain, alors, n’hésitez-pas à vous exprimer. N’hésitez-pas à raconter les anecdotes, les petites histoires qui font qu’un personnage est toujours présent parmi nous. Bruno Garraud était un homme bien et il a beaucoup contribué  à l’élaboration de ce site. Merci de respecter ce lieu de Mémoire en le faisant vivre, tout simplement !

 La mort est parmi nous, elle se tapit dans l’ombre et se jette sur les simples mortels que nous sommes . Elle guette sa proie et nous rappelle que nous ne sommes que les acteurs d’une comédie tragique momentanée. La lampe s’éteint après quelques répliques, quelques agitations, quelques illusions, mais le spectacle continue en d’autres lieux , en d’autres temps. Bruno Garraud n’avait pas fini sa tâche, il avait encore des romans à écrire et il écrivait sacrément bien. Il avait encore tout son travail d’historien à parachever. Qui le fera maintenant, qui réhabilitera la mémoire des pauvres bougres pratiquement excommuniés lors de la grande boucherie de 1914 car ils s’étaient rebellés contre l’horreur ? Qui ressortira de l’oubli les enfants morts pour la patrie ? Bruno garraud avait aussi causé des guérisons  car il était médecin aussi. Bruno Garraud avait édité, outre ses deux romans,  un livre sur les Tréportais tués lors de la première guerre mondiale et un ouvrage illustré de cartes postales du Tréport concernant les hôpitaux militaires américains, anglais, américains et canadiens avec Rhida Arfa, son éternel compagnon de route et à l’origine de nombreuses expositions sur le même thème. Bruno Garraud intervenait dans les établissements scolaires et il savait tenir les enfants en haleine pendant plus de trois heures, il était passionnant et passionné. La mort est injuste, elle frappe au hasard, elle n’a pas de conscience morale, elle fait juste son boulot. Elle laisse vivre les assassins d’enfants mais tue les enfants. Dieu nous a repris Bruno Garraud, il s’est trompé de personne. Comme il était concerné par le Devoir de Mémoire, c’est à chacun, maintenant de perpétuer la sienne avant que tout ne se perde dans le tourbillon du temps qui passe et que notre génération ne soit fauchée à son tour comme l’herbe haute du printemps.


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Le destin de Jules Roubot ou quinze années de vie d'un homme emporté par le remous de son époque. Normandie, 1904. Adolescent, Jules est verrier comme ses ancêtres. Le temps pour lui de découvrir l'amour, mais aussi les luttes avec l'arrivée des syndicats. En août 1914, il est mobilisé. Suivent quatre années au cours desquelles il connaîtra la cruauté des tranchées de l'Artois et de Verdun.


 

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Une enquête où l'appât du gain devient le principal enjeu. D'un enfer, à l'autre, des tranchées au Débarquement en passant par le bagne de Guyane, Dempsey, Ernst, Lufbery et les autres tentent de faire face aux situations extrêmes auxquelles ils sont confrontées : amour, meurtre, évasion, aventure. Une partie de l’action se déroule  au Tréport.  Histoire de guerre ou d'argent ? Affaire de soldats ou de chercheurs de trésor ? Héros ou crapules ?
Croix de bois, croix de fer, si je mens... est plus qu'un simple récit de combat ; il met en scène une véritable enquête où l'appât du gain devient le principal enjeu. D'un enfer à un autre, des tranchées au débarquement en passant par le bagne de Guyane, Dempsey, Ernst, Lufbery et les autres tentent de faire face aux situations extrêmes auxquelles ils sont confrontés : amour, meurtre, évasion, aventure...
Les destinées de ces hommes, pourtant de nationalités et de milieux sociaux différents, se rejoignent des deux côtés du front. La recherche d'un trésor les réunit alors qu'apparemment rien ne les rapproche si ce n'est la convoitise. C'est ce fil rouge qui les mènera peut-être au fameux butin caché au val au Prêtre, non loin de Dieppe. Qui donc, dans ce roman réaliste teinté d'humour, relèvera le mieux le défi : « Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer » ?

"Médecin au Tréport et habitant de Blangy-sur-Bresle, Bruno Garraud est décédé à son domicile samedi soir. Il était passionné d'histoire locale. Le décès de Bruno Garraud, survenu brutalement samedi soir, à l'âge de 50 ans, a tétanisé tous ses amis et bien au-delà, toutes celles et tous ceux qui ont eu l'occasion de côtoyer le médecin, l'historien, le romancier. Des recherches médicales sur ce décès brutal sont en cours. Demeurant à Blangy-sur-Bresle, il avait installé son cabinet rue de l'Abbé Vincheneux, au Tréport. Sa passion pour l'histoire locale et le monde ouvrier l'avait conduit, dans un premier temps, à collectionner les premières cartes postales éditées dans la cité portuaire.  Il gardait comme des trésors celles, très rares, où l'on devinait, dans un paysage, une verrerie ou celles qui donnaient à voir une manifestation d'ouvriers en colère.  Avec Bruno Garraud, l'histoire locale va prendre une autre dimension. Ses recherches sur les conditions de vie et de travail des ouvriers verriers, leur habitat, les évolutions du mouvement syndical dans la vallée de la Bresle, vont faire l'objet de nombreux articles, de nombreuses études, devenues aujourd'hui des références.  Il apporte ainsi sa collaboration active à la rédaction de la brochure Envers d'enfance. Histoires des gamins dans les verreries , éditée par ses amis du « Carcahoux». Une publication, qui sans le concours de Bruno Garraud, notent les bénévoles de cette association, aurait manqué nettement d'épaisseur.  La Première Guerre mondiale va constituer l'un des autres volets de ses recherches. Deux romans Croix de bois, croix de fer, si je mens... et Jusqu'à mon dernier souffle, vont être édités respectivement en2006 et en 2009. Il participe également à l'édition d'une brochure sur les hôpitaux installés en haut de la falaise durant cette période. Méthodiquement, Bruno Garraud recense tous les « morts pour la patrie» auTréport et publie un livret dans lequel figure la biographie de chacun d'eux. Il fut même à l'origine de la réhabilitation d'un soldat « oublié » à Blangy (lire ci-dessous). Sa passion pour l'histoire venait de l'enfant curieux, brillant, qui tenait à comprendre le monde dans lequel il vivait en étant utile à ses semblables.
Bruno Garraud laisse derrière lui une épouse et quatre enfants. Un hommage public lui sera rendu vendredi3juin, à 15heures, dans le gymnase Léo-Lagrange. Cette cérémonie sera suivie de l'inhumation voulue dans la plus stricte intimité familiale. "

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KARINE NÉEL et JACKY MAUSSION du Courrier Picard

 

Un livre de Bruno Garraud et Ridha Arfa

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Bruno Garraud et Ridha Arfa lors de la présentation de leur ouvrage « Le Tréport 1914-1918 Un ouvrage bilingue, en français et en anglais, reproduit les photos de l'exposition présentée par Bruno Garraud et Ridha Arfa sur les hôpitaux militaires lors de la Première Guerre mondiale. Avec un peu plus de 800 visiteurs lors du premier week-end de novembre, l'exposition sur les hôpitaux militaires durant la Première Guerre mondiale, présentée dans une grande salle qui jouxte la gare haute du funiculaire, ne dément pas son succès. Depuis, quels que soient les caprices du temps, les visiteurs, venus parfois d'autres régions, se bousculent devant les 250 photos, réparties sur 63 panneaux, qui relatent le quotidien des blessés du front de la Somme. Bruno Garraud et Ridha Arfa, qui ont imaginé cette exposition, laquelle par son ampleur et par sa forme constitue une première dans la région, pensent sérieusement à jouer les prolongations. L'exposition devrait donc être visible au-delà du mois du décembre.

 

Texte en anglais et en français

 

Un ouvrage de 106 pages, Le Tréport 1914-1918, comprenant 110 photos, dont certaines ne figurent pas sur les panneaux exposés, vient d'être publié et est à la disposition du public. Vendu au prix de 23 €, on ne peut se le procurer, pour l'instant, que sur le lieu de l'exposition. Les auteurs ont tenu à ce que cet ouvrage comporte une version britannique. Tous les documents rassemblés sur un même thème, comportent tous un texte en double version, dont la traduction a été effectuée par Jean-Pierre Delalande, professeur d'anglais, aujourd'hui à la retraite. Les hôpitaux militaires installés sur les falaises du Tréport, durant la Première Guerre mondiale, constituaient une base britannique majeure. Ils pouvaient accueillir 10 000 soldats blessés ou convalescents. Il ne reste aujourd'hui dans le paysage que deux cimetières, dans la côte de Dieppe et au Mont-Huon, qui abritent les 2 850 soldats qui n'ont pas survécu à leurs blessures. Cette exposition et l'ouvrage réalisé par Bruno Garraud et Ridha Arfa devraient traverser la Manche. Les Britanniques sont très intéressés par cette initiative. Ridha Arfa est né à Monchy- sur-Eu en 1953. Il a été Eudois, puis Mersois depuis une trentaine d'années. Dessinateur infographiste, passionné d'histoire locale, c'est un collectionneur de documents sur la Première Guerre mondiale. Bruno Garraud est né à Dieppe en 1961. Il a grandi au Tréport, aux Terrasses, sur les lieux mêmes où les hôpitaux britanniques s'étaient installés entre 1914 et 1919. Médecin généraliste, correspondant du Courrier picard, passionné d'histoire et notamment par la Première Guerre mondiale, il a déjà deux livres à son actif : Croix de bois, croix de fer. Si je mens... et Le destinataire n'a pu être atteint.

 

Quand poilus et Tommies se soignaient à la mer !

 

Les hôpitaux militaires durant la Première Guerre mondiale font l'objet d'une exposition en novembre à la gare haute du funiculaire. Arrière-garde du front de Somme , ils pouvaient accueillir jusqu'à 10 000 blessés.
D'aujourd'hui au 30 novembre, une importante exposition installée à la gare haute du funiculaire propose un regard porté sur les hôpitaux militaires de la première guerre mondiale. Car, sa proximité avec le front de la Somme, son port et sa gare avaient donné à la ville du Tréport tous les atouts nécessaires pour recevoir les hôpitaux militaires durant la première guerre mondiale.
L'hôtel Trianon, le Golf Hôtel, tout le quartier des Terrasses alors inhabité ont accueilli une base britannique majeure pouvant recevoir jusqu'à 10 000 soldats blessés ou convalescents. « Qui s'en souvient ? Peu de monde. Les vestiges ont disparu », constate Bruno Garraud, l'un des réalisateurs de cette exposition. « Il ne reste dans le paysage que deux cimetières côte de Dieppe et au Mont Huon. Ils abritent les 2 850 soldats traités au Tréport qui n'ont pas survécu à leurs blessures.
Le projet de braquer un projecteur sur cette période dramatique de l'histoire vient de loin.
Soixante photos en relief seront projetées
Avec Ridha Arfa, autre cartophile passionné, Bruno Garraud a mis sur pied une exposition comprenant 250 photos réparties sur 63 panneaux qui permet de découvrir le quotidien des blessés et du personnel soignant. Visible durant tout le mois de novembre à la gare haute du funiculaire cette exposition, par son ampleur, par sa forme, constitue une première dans la région.
Les photos et les documents, par exemple, rassemblés sur un même thème comportent tous un texte en double version française et anglaise.
Un ouvrage photographique de 104 pages, comprenant une sélection de clichés, dont certains ne figurent pas dans l'exposition, sera mis à la disposition du public.
Le 11 novembre, date emblématique, une projection de soixante photos du front et de l'arrière front commentée par Bruno Garraud permettra une vision en relief grâce au port de lunettes spéciales. Le même jour, le nouveau monument aux morts de l'esplanade Serge-Reggiani, dédié à la paix, sera inauguré par la municipalité, partenaire très actif du montage et de la réalisation de toutes ces initiatives auxquelles vont être associés les élèves des écoles élémentaires, des collèges et des lycées.
Enfin, la pièce « L'horizon bleu » sera jouée le 14 novembre à 20 heures à la salle Serge-Reggiani.
Le but poursuivi par Ridha Arfa et par Bruno Garraud n'est pas de présenter l'étude exhaustive de l'histoire et du fonctionnement du camp des Terrasses. Ils ont surtout cherché à rester à hauteur d'homme, à se concentrer sur des histoires individuelles, des faits divers, des écrits d'époque tels que courriers, journaux intimes, presse régionale. Bruno Garraud parle « de saveur, de coloration d'un sujet qui par ailleurs peut se révéler bien noir ».
Il ajoute : l'ambition de l'exposition est de restituer une certaine ambiance, mélange d'insouciance et de tristesse où se côtoient souffrance et légèreté. Un mode où transparaît l'humanité d'hommes et de femmes au contact plus ou moins proche avec la brutalité de la guerre .

JACKY MAUSSION
http://www.courrier-picard.fr/


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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:06
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Dany Laurent, professeur d’histoire originaire du Tréport et membre actif de l’association des Enfants du Vieux Tréport, vient tout juste de publier un livre intitulé “Le Tréport et ses gens de mer aux XVIIe et XVIIIe siècle”, sorti le week-end dernier. Ce livre est en fait l’aboutissement de nombreuses années de travail menées dans le cadre d’un mémoire de maîtrise universitaire; en effet, en 1987, Dany Laurent a commencé à copier un à un les différents actes de baptêmes, de mariages et de sépultures concernant la ville du Tréport, d’abord datant du XVIIIe siècle, puis du XVIIe. Au total, la consultation des archives municipales et départementales l’ont amené à recenser plus de 16000 actes et à reconstituer et classer les familles, par ordre alphabétique et par couple. Une fois recopiées, ce sont 2000 fiches de familles que Dany Laurent a enregistrées sur ordinateur. Ces 500 à 1000 pages de statistiques ont ensuite permis à cet historien passionné d’étudier les mouvements de conception et de mariage des gens; ainsi, il s’est par exemple rendu compte qu’à cette époque là, lors de la saison du hareng, les mariages et la conception d’enfants diminuaient systématiquement.

 

Avec cet ouvrage, réplique exacte de son mémoire universitaire (les bibliographies en moins), Dany Laurent avait pour objectif de réaliser un livre pédagogique accessible à tous. C’est dans cette optique que parmi les 160 pages que comprend l’ouvrage, l’historien a décidé d’insérer plus de 90 illustrations dont la plupart sont inédites. Pour les plus passionnés, Dany Laurent a également laissé ses quelque 230 notes, renvoyant aux divers ouvrages auxquels il s’est référé.

 

Un ouvrage unique

 

Par ailleurs, notons que “Le Tréport et ses gens de mer aux XVIIe et XVIIIe siècle” a valeur d’exemple puisqu’il s’agit du tout premier ouvrage relatant une étude démographique concernant un port haut-normand.

 

Avec ce livre, c’est l’occasion pour jeunes et moins jeunes de découvrir l’histoire de leur région, de leur ville et d’apprendre, par exemple, qu’entre le XIIIe et le XVIe siècle, la ville du Tréport fut brûlée une douzaine de fois, d’où l’absence plus ou moins importante de monuments anciens. Parmi les différentes planches d’illustrations qui composent l’ouvrage, on trouve, entre autres, différents documents relatifs à la Tour François Ier, qui se trouvait à proximité des locaux actuels du Musée des Enfants du Vieux Tréport, mais aussi des plans de l’Hôtel de Ville datant de 1781, ou encore d’anciens plans de Criel-sur-Mer laissant apparaître des fortifications et une cour.

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Source :

http://www.linformateur.com/news/fullstory.php/aid/6558/Le_Tr%E9port_d'antan_analys%E9_par_un_Tr%E9portais_d'aujourd'hui_.html

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 10:28

Il y a un siècle, en 1908, l'année avait connu une actualité importante avec des faits divers, la réélection de Paul Bignon à Eu, les premiers essais du funiculaire au Tréport et les grèves verrières.


En janvier 1908, la promenade des Terrasses est achevée sur les hauteurs du Tréport.


En février, un dauphin s'échoue sur les rochers de la plage de Mers.


Début avril, un drame secoue Saint Pierre-en-Val : Un jeune homme étrangle sa maîtresse, avant de se jeter dans une citerne.


À Dieppe, se produit un grave accident pendant les travaux du port : deux hommes sont blessés par l'explosion accidentelle d'une cartouche de dynamite dans un caisson.


Le 26 avril se déroule à Eu une grande cavalcade historique, dont le thème est l'arrivée de Napoléon et de Marie Louise. Le couple impérial avait visité la ville le 26 mai 1810.


À Escarbotin, pour le 1er mai, les fils télégraphiques sont coupés, tandis que des tessons de bouteilles sont dispersés sur la route pour empêcher tout déplacement de cavalerie.

Grand prix sur le circuit de la Seine-Inférieure


Le 3 mai, Paul Bignon est réélu maire de la ville d'Eu (1 002 voix sur 1 062 !).

À la mi-mai, la maçonnerie du tunnel du funiculaire du Tréport est achevée et la voie va être posée. Au même moment, une grève éclate à l'agence maritime. 180 dockers tréportais se syndiquent. Le travail ne reprendra qu'à la mi-juin. Hecquet et Bouté, les leaders syndicaux, sont renvoyés. Seuls 130 dockers sur les 220 sont réembauchés.


Le 29 juin a lieu le premier essai du funiculaire du Tréport. Le 1er juillet, le comte d'Eu, accompagné de sa femme et de son fils, est parmi les premiers à effectuer la montée par le funiculaire. 15 jours plus tard, le cap des 1 000 voyageurs est franchi.


Le 3 juillet, plusieurs entrepôts de l'agence maritime du Tréport sont détruits par un incendie (400 000 francs de dégâts).


Le 6 juillet se déroule le grand prix de l'ACF, course automobile sur le circuit de la Seine Inférieure. Le vainqueur est Lautenschlager sur Mercedes. La course est endeuillée par la mort du pilote Cissac et de son mécanicien Schaub, à Sept Meules, lors du dernier tour de piste.


Le 30 juillet, les verriers de Blangy se mettent en grève, suite au renvoi d'Abel Pilon, président de leur syndicat.


Début août, un chalutier débarque au port du Tréport, une torpille, perdue par le sous-marin Espadon, au cours d'un exercice. Un torpilleur ramènera l'engin à Cherbourg.


Le 6 septembre, suite à la grève de Blangy, le lock out général est décrété par les maîtres verriers dans toutes les verreries syndiquées de la vallée de la Bresle.


Fin septembre, le chalutier tréportais Sainte Lucie et Sainte Marthe coule en 5 minutes, en talonnant l'épave du Chevington, devant Criel.


Le 15 octobre, des personnalités inaugurent le buste de Michel Anguier, à Eu. Dans l'après midi, elles coupent le ruban du nouvel hôpital hospice du Tréport. Et sont accueillies sous les huées par plusieurs centaines de manifestants verriers sortant d'une réunion, route de Dieppe.


Fin octobre, le travail reprend dans les verreries de la vallée. Abel Pilon reste congédié. Sans être anéantis, les syndicats verriers sont néanmoins durablement affaiblis.

Le 1er novembre, un incendie détruit les moulins Packam, à Eu (300 000 francs de dégâts). 15 ouvriers sont au chômage. L'habitation de M. Rabion, exploitant du moulin, est plus ou moins pillée, sous couvert de « sauvetage ».


En décembre, les ateliers et fonderies de l'abbaye du Lieu Dieu, à Beauchamps, obtiennent une médaille d'or à l'exposition internationale de Marseille.


Le 13 décembre, Amédée Scobart meurt subitement. Il avait créé les verreries de Vieux Rouen et de Feuquières (Oise) et était le président du syndicat patronal des maîtres verriers de Normandie. Ses obsèques ont lieu en présence de 1 200 personnes.

 

De notre correspondant

BRUNO GARRAUD

http://www.courrier-picard.fr/

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 10:49

Dany Laurent relate l'échouement du « Saluto » en 1904. Ce livre, comportant des documents inédits, permet de porter un regard nouveau et original sur l'histoire de la cité portuaire. En 1985, étudiant à la faculté d'histoire de Rouen, Dany Laurent effectue régulièrement des recherches. Par hasard, il découvre une liste d'émargement émanant du Sénat du grand duché de Finlande indiquant les noms des sauveteurs qui ont secouru les marins du « Saluto », navire en difficulté après son échouement au large du Tréport en 1904. Issu d'une famille de marins pêcheurs Tréportais, l'étudiant en histoire passe en revue chaque nom, et, surprise, en fin de liste, découvre le patronyme de son arrière-grand-père paternel, Dieudonné. Depuis, Dany Laurent a accumulé une somme impressionnante de documents qui relatent l'événement. Une exposition présentée dans les locaux du musée des enfants du vieux Tréport avait donné lieu en 2004 à quelques surprises. Une carte postale représentant la barque dans laquelle avait pris place les sauveteurs a permis, par exemple, à des Tréportais de découvrir le visage de leur aïeul. « Une personne s'est même rendu compte qu'elle était mariée avec un descendant d'un sauveteur du Saluto », précise Dany Laurent.

 

Le compas du navire le coffret à pharmacie, une chaise et une table

L'historien ne s'est pas contenté d'identifier les sauveteurs et les membres de l'équipage du « Saluto ». Il a minutieusement reconstitué leur parcours, y compris la date de leur mariage et de leur première navigation dans le contexte de la vie maritime et du port de l'époque. Des objets provenant du « Saluto » lors de son échouement avaient été récupérés par des familles tréportaises. Cent ans après, Dany Laurent a ainsi pu découvrir le compas du navire, le coffret à pharmacie, une chaise et une table. La plaque du navire a été retrouvée, on ne sait pourquoi, au premier étage d'une maison de Mers, à l'emplacement de l'ancienne agence du Courrier Picard. L'échouement du « Saluto », avec Dany Laurent, est devenu un événement qui permet de porter un regard inhabituel, et original, sur la vie maritime. Autre hasard, David Delafenêtre, l'un des amis étudiants de Dany Laurent, deviendra un spécialiste des migrations fenno-scandinaves vers l'Amérique du Nord. Ancien professeur des universités de Vancouver (Canada), il jouera un rôle essentiel dans les relations que Dany Laurent nouera, pour ses recherches, avec le musée finlandais de Mariehamn. L'aventure du « Saluto », de son équipage et des sauveteurs ne pouvait se conclure que par l'édition d'un ouvrage préfacé par David Delafenêtre, qui résume bien la démarche inscrite à chaque page de ce livre : « C'est en fin de compte le sauvetage d'une partie de la mémoire collective des Tréportais qu'a accompli Dany Laurent. L'autre grand mérite de cette contribution à l'histoire maritime est de mettre en relief la connexion qui existe entre le patrimoine culturel et socio-économique de différentes cités portuaires ».

De notre correspondant JACKY MAUSSION

http://www.courrier-picard.fr/

Le livre sur l'échouement du Saluto comprend 48 pages sur un format A4. Il comporte soixante illustrations et sera vendu au prix de 14,50 euros. Une souscription est d'ores et déjà ouverte. Il devrait être à la disposition du public le 15 décembre. Renseignements : 02 35 86 13 36. Dany Laurent a publié l'année dernière « Le Tréport et ses gens de mer aux XVIIe et XVIIIe siècle ».

 

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:01

Paru dans le JDD Dimanche 11 Mai 2008

Par Anne-Laure BARRET
Le Journal du Dimanche


Durant la Grande Guerre, quelques 600 poilus sont exécutés "pour l'exemple". Leur crime? Avoir déserté la ligne de front. Quatre-vingt dix ans après, leur réhabilitation est à l'étude. C'est ce qu'a annoncé dimanche sur France Info le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Jean-Marie Bockel. Le JDD a rencontré des personnes qui se battent pour la mémoire de ces soldats.
C'est un médecin qui s'est mis en tête de prendre soin d'un mort. Dès qu'il range son stéthoscope, Bruno Garraud, généraliste au Tréport (Seine-Maritime), plonge dans l'histoire de la Première Guerre mondiale, son autre passion. Une voisine d'un certain âge attire un jour son attention sur le malheureux destin d'un certain André Lecroq, fusillé pour l'exemple en 1915. Après l'armistice, alors que l'on pleurait les poilus tombés au champ d'honneur, le soldat Lecroq fut, lui, banni du monument aux morts et sa veuve privée de pension. Son crime ? Avoir abandonné la ligne de front pour rejoindre, dans un état second, le poste de commandement.

Là où la justice militaire a condamné un "abandon de poste", Bruno Garraud diagnostique, en s'appuyant sur le compte rendu du conseil de guerre, un état de folie passagère. "Ce n'était ni un salaud ni un lâche, plutôt un courageux. Mais la guerre l'a rendu fou." Comme l'attestent les archives, Lecroq aurait mérité la clémence réclamée par ses supérieurs directs. Mais "le général de brigade a voulu faire un exemple. Le combat était rude, il fallait stimuler les troupes". A force de conviction, le médecin a obtenu que le nom du soldat fusillé ("une victime de guerre comme les autres") soit rajouté sur le monument aux morts.

Preuve que tous les comptes n'ont pas été soldés avec la plus grande saignée de l'histoire de France. Quatre-vingt-dix ans après la fin du conflit, ils sont encore des dizaines de remue-mémoire à se battre pour le souvenir des quelque 600 poilus fusillés pour l'exemple entre 1914 et 1918. Parmi eux, on trouve des passionnés d'histoire déterminés à laver l'honneur de ces anti-héros, des descendants des combattants frappés d'opprobre qui bataillent pour déterrer les secrets de famille et une poignée de militants pacifistes, convaincus que l'heure de la réhabilitation a enfin sonné.


"Le droit à la désobéissance"

Fer de lance de ce combat avec la Ligue des droits de l'homme (LDH), l'association La libre pensée - qui organise un rassemblement samedi prochain à Craonne (Aisne) - a été reçue le mois dernier par Edouard Guillaud (1), chef d'état-major particulier du président de la République. "Nous avons été écoutés avec attention. Serons-nous entendus ? Il est difficile de faire un pronostic. D'un côté, il n'est pas impossible que les choses bougent car ce serait un beau symbole pour le 90e anniversaire de la fin de la guerre. De l'autre, il est à craindre qu'un gouvernement de droite ne veuille pas mettre en avant le droit à la désobéissance", hésite Christian Eyschen, secrétaire général de l'association.

Si l'Elysée se refuse à tout commentaire, le dossier y est bien à l'étude, dans le cadre d'une réflexion plus globale sur la commémoration de 14-18 après la mort du dernier poilu français. Même prudence dans l'entourage du secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants, où l'on précise toutefois avoir exhumé les minutes des conseils de guerre de l'époque : "Nos spécialistes ont commencé l'examen des 600 condamnations à mort."

La demande de réhabilitation des fusillés pour l'exemple n'est pas nouvelle. Venu honorer la mémoire des combattants du Chemin des Dames, à Craonne, en 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre, avait souhaité que les fusillés "réintègrent pleinement notre mémoire collective nationale". Le discours avait suscité un tel tollé à droite, en cette période de cohabitation, qu'il avait été abandonné en rase campagne. "L'opinion publique est peut-être plus mûre aujourd'hui. Le président de la République pourrait avoir la tentation de faire un joli coup politico-historique en abordant un thème cher à la gauche au moment où la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne", analyse un connaisseur de la question.


"Le temps d'une mémoire apaisée"

Au niveau local, en tout cas, le clivage droite-gauche s'est évaporé. Le conseil général de l'Aisne a ainsi adopté, le 16 avril dernier, à l'unanimité, un voeu invitant la France à "reconnaître" les fusillés et à inscrire leurs noms sur les monuments aux morts : "Sans chercher à réécrire l'histoire ou à l'instrumentaliser, peut désormais venir, après le temps des tabous et des polémiques, le temps d'une mémoire apaisée."

Les historiens, eux, ne sont ni unanimes... ni apaisés. Jean-Jacques Becker, professeur émérite de l'université Paris X-Nanterre et grand spécialiste de la guerre (2), est plutôt hostile à une éventuelle réhabilitation. "De quoi se mêle le conseil général de l'Aisne ?" demande-t-il. La notion même d'exemplarité des condamnations lui semble discutable: "Ces soldats ont été jugés par les tribunaux militaires, il y a sans doute eu des erreurs judiciaires mais la forme a été respectée. Il serait faux de dire qu'ils n'étaient coupables de rien."

S'il refuse de prendre une position tranchée, le général André Bach (3), ancien chef du Service historique des armées, estime, lui, que le sort des fusillés mérite d'être réexaminé : "Les contraintes sur la troupe ont été très fortes. Dès le début de la guerre, on a fusillé pour l'exemple, les archives le démontrent." Cet ancien parachutiste ajoute qu'il n'est jamais inutile de lever le voile sur les tabous: "La peur dans les yeux des soldats, je l'ai vue pendant la guerre du Liban. Cette expérience du terrain a peut-être nourri ma réflexion."

(1) Un rendez-vous rapporté par le site Mediapart.
(2) L'Année 14, Armand Colin.
(3) Fusillés pour l'exemple - 1914-1915, Tallandier.

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 11:35

Le dernier roman de Bruno Garraud

 

Le destin de Jules Roubot ou quinze années de vie d'un homme emporté par le remous de son époque. Normandie, 1904. Adolescent, Jules est verrier comme ses ancêtres. Le temps pour lui de découvrir l'amour, mais aussi les luttes avec l'arrivée des syndicats. En août 1914, il est mobilisé. Suivent quatre années au cours desquelles il connaîtra la cruauté des tranchées de l'Artois et de Verdun.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 18:19

Jérôme Maes vient de publier une histoire méconnue des lougres tréportais, ces bateaux trois mâts utilisés pour la pêche avant les chalutiers.

Jérôme Maes vient de publier dans la revue « Chasse Marée » une étude sur l'histoire des lougres tréportais. Ce bateau, ancêtre du chalutier, a fait les beaux jours de la pêche à la fin du XIXe siècle.

La courte histoire des lougres tréportais n'avait semble-t-il jamais été contée. Ce bateau de pêche de trois mâts, gréé au tiers, ancêtre du chalutier, vient de faire l'objet d'une étude détaillée de Jérôme Maes dans la revue Chasse Marée.

Historien local, même s'il récuse cette qualité, le secrétaire général de la mairie de Woincourt avait déjà publié, en 2004, un article sur Jean Conseil, l'inventeur tréportais des engins submersibles. Jules Verne, en forme de clin d'œil, donnera d'ailleurs le nom de Conseil au valet du professeur Aronnax, dans Vingt mille lieux sous les mers.

En juin 2006, autre article, cette fois-ci, sur l'échouement du Psyché, en 1880.

Les lougres révèlent, pour leur, part une histoire méconnue de la pêche au Tréport.

« De 1870 à 1889, Le Tréport enregistre quarante-huit inscriptions de lougres, dont plus de la moitié est construit sur place. La généralisation du chalut sonne leur glas. Autant, ce gréement à trois mâts courts, aisément abattables, se justifiait pour travailler la désure (les filets dérivants), autant il paraît inadapté pour traîner un engin sur le fond. À partir de 1880, les armateurs abandonnent le lougre », note Jérôme Maes, qui a dressé la biographie des armateurs.

« Numa Flouest disparaît en juin 1880, François Alexandre Papin deux mois plus tard. Le 24 mai 1891, l'armement Lemaire Duponchel est déclaré en état de liquidation judiciaire. Sa flotte de dix bateaux sera mise en vente deux mois plus tard. Zéraphin Levillain prend la suite de son père, Charles Alphonse, décédé en 1885. »

L'espérance de vie des lougres du Tréport ne dépassait pas douze ans

Au cours de ses recherches, Jérôme Maes prend contact avec Daniel Levillain, le patron de l'hôtel de Calais, descendant d'un armateur. Bonne pêche ! Ce dernier est en possession de deux cartons qui contiennent tous les comptes d'exploitations des bateaux et les factures.

Autre coup de chance : Jérôme Maes met la main sur sept plans de bateaux, construits entre 1855 et 1895, parfaitement conservés, dans les archives municipales et surtout sur des plans de lougres, tous construits au Tréport, entre 1855 et 1883. Il ne lui reste plus qu'à se mettre au travail. Mais avant de passer à la rédaction de son article, il lui faut consulter les archives du service historique de défense, échelon marine, afin de recueillir les matricules des gens de mer et les listings des bateaux.

Ses vacances sont donc programmées : ce sera Cherbourg et ses environs durant une semaine.

Les lougres du Tréport, dont l'espérance de vie ne dépassait pas douze ans, n'apparaissaient dans le port que sur de très vielles cartes postales. Ils émergent de nouveau, grâce à cette étude, qui met en évidence la longue et riche histoire de la pêche, ses évolutions, ses techniques et ses drames.

À la veille de la Première Guerre mondiale, seuls deux grands armateurs subsistent au Tréport : Albert Criquelion et Victor Lameille. Le premier lance sa dernière barque en 1911. Le second se tourne vers les chalutiers à vapeur. Albert Criquelion sera élu maire du Tréport en 1912. Il décède en 1914. La municipalité vient de décider de restaurer sa tombe. Une autre histoire.

 

 

De notre correspondant JACKY MAUSSION

http://www.courrier-picard.fr/

Revue Chasse marée nº 214, disponible dans toutes les librairies. Prix : 10 €

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 23:26

Dans le cadre des prestations de Mémoire Audiovisuelle de la ville du Tréport, Patrice Veneau et l’équipe de Galets Productions a réalisé des documentaires au gré des chantiers
qui s’ouvraient sur notre commune.

 

Samedi 18 Avril 2009

20h30

Salle Serge Reggiani

 

Projection des vidéos sur les travaux
de défenses contre la mer
et le réaménagement de l’entrée de ville

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:15

Un auteur à la Bibliothèque d'Ault
Les journées du patrimoine ont été marquées à Ault par l'intervention d'un médecin tréportais en la   personne de Bruno Garraud qui a présenté son livre 'Croix bois croix de fer... à des lecteurs qui s'étaient déplacés à la bibliothèque.
L'ambiance était détendue, assis autour d'une table, sirotant un café préparé par la bibliothèque, Odile Caillet, les lecteurs ont apprécié entendre M. Garraud, citer certains passages de son ouvrage. Mais ce qui suscitait leur curiosité était  de connaître l'existence ou non du 'trésor.
Si l'auteur du roman s'est attaché à respecter l'authenticité historique, (l'histoire se déroule au Tréport), en revanche, il s'est permis quelques écarts en inventant de toutes pièces un trésor
. 'C'est un sujet sur lequel, j'ai beaucoup été interrogé, chacun voulant savoir si le trésor existant vraiment....s'amuse M. Garraud. 
Puis il a terminé son intervention en proposant un jeu. Les lecteurs devaient expliquer, en effet ce qu'était devenu chacun des personnages qui apparaissent dans l'ouvrage.

C. Legrand
http://www.linformateurdeu.fr/



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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 11:33

Publié le:  27 décembre 2007

 

Jeudi 20 décembre, une présentation de roman avait lieu au lycée professionnel Le Hurle-Vent. L’auteur Bruno Garraud était venu parler avec les jeunes de son livre « Croix de bois, Croix de fer, Si je mens… ». Les élèves avaient auparavant étudié certains de ces textes en classe.

Au cœur de l’ouvrage, l’histoire locale lors de la première guerre mondiale. Une fiction dont la trame repose sur des faits réels, à l’époque les Terrasses étaient une zone d’hôpitaux militaires britanniques (anglais, canadiens et australiens). Cinq hôpitaux y fonctionnaient à plein régime. On y a dénombré jusqu’à 10.000 blessés et 1500 membres du personnel militaire. À noter que la population actuelle du Tréport est de 7000 habitants. Il reste aujourd’hui quelques traces de ces hôpitaux, comme les deux cimetières britanniques où les morts étaient enterrés. Les blessés arrivaient du front par train. De fin 1914 à début 1919, il pouvait arriver jusqu’à 1000 blessés par jour, la plupart, tombés lors de la bataille de la Somme.

Un tiers du livre se passe donc sur ces lieux. « Je me suis inspiré d’un fond historique sur lequel j’ai greffé une histoire de fiction et une intrigue policière », explique l’auteur. « Mon point de départ a été un article dans un journal de l’époque. Lors de l’offensive de la Somme, des ballons de foot ont été lancés par les Français entre les lignes françaises et allemandes pour pousser les soldats à sortir des tranchées. Ils devaient aller «marquer des buts» dans les lignes allemandes tout en se faisant tirer dessus. J’ai trouvé cela extraordinaire, mais je ne voulais pas en faire un livre historique», ajoute t-il. D’où cette fiction qui a permis aux élèves de pouvoir resituer leur histoire familiale.

Quatre classes ont participé à l’étude, sous la direction de leur professeur de lettres, Patrick Texier, les 3e DP6 (découverte professionnelle), les 1e bac pro secrétariat, les 2° VAM (vente action marchande) et les 2° MDS (métiers du secrétariat). Ils ont effectué un parcours de lecture en cours de lettre et d’histoire. Pendant la demi-heure de conférence, Bruno Garraud a fait circuler des documents de l’époque et des photos. Ensuite, les jeunes ont pu lui poser toutes les questions qu’ils souhaitaient sur son travail et sur le volet historique, la région en 14-18.

Source : L'Informateur
http://www.linformateur.com/news/fullstory.php/aid/6815/Au_Tr%E9port_:_Les_lyc%E9ens_d%E9couvrent_leur_histoire.html

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